De l’opportunisme de Charlie

Du « coup de pub » au « plan marketting » en passant par les « vendeurs de papier », nombre de nos confrères se complaisent à spéculer sur les ventes supposées du numéro de cette semaine de Charlie Hebdo pour en supposer l’opportunisme, tout en pensant sans doute quant à eux bosser pour des boîtes philanthropiques aux actionnaires humanistes.

Nous leur rappelons que Charlie Hebdo ne fait partie d’aucun empire financier, et que notre petite équipe se consacre depuis vingt ans à faire exister à nos risques et périls une presse libre et indépendante qui publie ce qu’on ne peut pas lire ailleurs.

Si les dessinateurs et auteurs de Charlie avaient couru après l’argent, ils n’auraient pas fait Charlie Hebdo, ils auraient fait Closer, de la pub, des suppléments immobilier et des numéros « spécial sexe », tout ce qui se fait dans les journaux grand public et grosses ventes… en soutenant, bien sûr, la presse d’opinion et la liberté d’expression.